mercredi 30 novembre 2011

Stupeur et tremblement d'un grain de blé

Voilà, c'est officiel, acté, signé, validé et avalé : une obligation comme l'on en fait plus : la CVO est en vigueur pour le monde agricole Français. La CVO? une obligation, une règle, une disposition, une incitation? Non, encore plus fort, la France a réussi à créer la Cotisation Volontaire Obligatoire, une adaptation de la directive UPOV.
La directive UPOV (Union for Protection of new Varieties of Plants ) est une directive européenne limitant très fortement l'utilisation des semences de fermes par les agriculteurs.

"Le 15 novembre 2011, le texte de loi transcrivant la directive UPOV en droit français a été adopté par la Commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale après audition des différents représentants des syndicats agricoles et de Jean-Marc Bournigal (ministère de l’Agriculture)."(source : FLD)

Et alors?

1/ que sont les semences de ferme? ce sont "les graines récoltées à partir de semences sélectionnées par l'industrie semencière mais multipliées par l’agriculteur à la ferme par soucis d’économie et d'indépendance. Cette pratique présente des intérêts environnementaux, économiques et sociaux." (source Portail Environnement)

2/ Pourquoi les agriculteurs ne sont ils pas contents? C'est pourtant une superbe opportunité, ils auront de superbes semences fournies par de super professionnels qui, eux, savent ce qu'ils font. Non, en effet, les agriculteurs ne s'enchantent pas de cette loi pour plusieurs raisons :
a- Réduction de leur liberté à adapter leurs semence en fonction des aléas climatiques, de leurs récoltes, gestion de leurs parcelles etc.
b- Accaparer le vivant revient à priver les agriculteurs de leurs marges de manoeuvre dont ils disposaient jusqu'à présent et dépendre entièrement de systèmes bien loin du terrain.
c- les sommes perçues sont censées revenir "à la recherche". Quelle recherche? L'INRA, principal organisme de recherche agricole en France) est un organisme recevant de très nombreuses subsides (les impôts). De quelle recherche parlons nous alors? Ah oui, suis je bête, nos amis les semenciers qui doivent trouver les temps bien durs, heureusement les états sont là...

Une des plus grandes valeurs planétaire (les semences agricoles) prend le chemin, tranquillement, des salles de marchés et mécanismes fiscaux en tout genre.
Le système financier vacille, no worry, les hommes auront toujours faim...

jeudi 24 novembre 2011

What to expect from the UN Climate Change Conference starting on Nov 28?

The annual UN climate change talks will start in Durban (South Africa) on Nov 28.
With the end of the Kyoto protocol in view and the on-going evolution of GHG emissions there is a lot at stake... but can we really expect a breakthrough? Probably not from prominent countries, whether in the developed or in the developing countries, as each of them seems ready to act only if the others act, and nobody seems ready to lead by example.

But maybe some answer might come from smaller countries directly threatened by climate change. For example, the President of the Maldives is particularly busy with the issue: after holding an underwater cabinet to highlight the risks for his country, he pledged to make the Maldives the first carbon-neutral country and is trying to persuade India and China that it is in their interest to commit to a real deal on the reduction of GHG emissions. A different (but compatible) stake than the apparent consensus that developed countries have the capacity and money to finance mitigation in all countries.

Quote from M Nasheed's movie The Island President "if you cannot save the Maldives today, you cannot save yourselves tomorrow".

lundi 31 octobre 2011

Le jeu de la ficelle

Le jeu de la ficelle :
“Aujourd’hui, notre tâche la plus urgente est peut-être d’apprendre à penser autrement”
Gregory Bateson, 1969
Le jeu de la ficelle qu’est ce donc ?
Créé initialement par Daniel Cauchy, systémicien et formateur, le jeu de la ficelle permet, à partir d’une mise en situation ludique, de mettre à jour et développer une vision systémique en lien avec notre mode de consommation. IL s’adresse à différents type de public : adultes, étudiants, élèves du cycle secondaire supérieur et enfants à partir de 10 ans.

La démarche est simple : les participants se voient attribués un rôle et sont répartis en 3 cercles : « objet de consommation », « acteurs »et « impacts ». Les interactions entre les participants sont alors matérialisées par le fait qu’ils vont être reliés par une ficelle.

L’objectif final est de se rendre compte grâce à la toile ainsi tissée de comment sont liées les problématiques et les crises actuelles : économique, politique, environnementale…
Le jeu de la ficelle n’est qu’un outil au service d’une démarche afin de ne pas rester sur un sentiment d’impuissance ou de culpabilisation (même si c’est la consommation et non le consommateur qui est au centre du premier cercle). L’objectif final est ensuite d’imaginer et de créer d’autres alternatives afin de passer de consomma’cteur à citoyen engagé.
Les asbl bruxelloises Quinoa et Rencontre des Continents utilisent principalement l’outil à partir de l’assiette moyenne belge (bœuf, tomate…) en vue de montrer quels sont les enjeux politiques, économiques, sociaux, environnementaux en lien avec notre mode de consommation alimentaire. De nombreuses variantes ont été ou sont en cours d’élaboration en d’autres langues ou sur d’autres thèmes : produits financiers, vêtement… L’objectif final restant le même : développer une vision systémique.
Le jeu de la ficelle est au final une excellente introduction en vue de réfléchir au monde qui nous entoure et de penser aux alternatives individuelles, collectives et politiques possibles.
A découvrir sans modération ! : Jeu de la ficelle

vendredi 28 octobre 2011

Un environnement propre comme un sous neuf ?

Ils s’étalent presque à perte de vue dans les rayons du super marché, hauts en forme et variés en couleur. Ils sentent « bon » la lavande, le pin, le citron,… Ils rendent le linge plus blanc que blanc et laissent peu de répit aux bactéries. Les produits d'entretien finissent aussi par peser lourd dans le panier de la ménagère : des bidons de 3 litres aux paquets de poudre de 2,5kg pour un budget d’environ 250 euros/an/ménage.

Mais l’environnement paye lui aussi son tribut face au nettoyage de nos maisons. Car multipliés par le nombre de foyers et d’usines peuplant notre territoire, ce sont plusieurs millions de tonnes de détergents et autres agents de surface qui sont utilisés chaque année. L’hygiène domestique et corporelle des ménages (nous !) en utilise 64%, les industries techniques et agricoles 27% et la détergence industrielle 9%.

Après usage, une partie de ces substances se retrouve dans les stations d’épuration qui sont censées assimiler et dégrader ces quantités énormes de détergents chimiques. Une autre partie ne bénéficie même pas du moindre traitement quelconque, en étant déversée directement dans l’environnement.

Et ce sont ensuite les écosystèmes aquatiques qui en subissent les conséquences. Qui n’a pas connu l’image de ces plans d’eau, bords de mer ou rivières où flotte une mousse légère et grisâtre, issue d’une accumulation de substances non ou peu biodégradables ? Et cette pollution visuelle représente peu de dangers face à la contamination toxique invisible que les petits cours d’eau finissent par amener à l’océan. Ces substances transitent ainsi du phytoplancton de rivière jusqu’au cabillaud et après un passage sur le rayon du poissonnier, la boucle du détergent se voit bouclée par nos lave-vaisselles et par nos estomacs! Il n’y a donc pas que la santé environnementale qui trinque !

Cerise sur le gâteau, la fabrication même de ces détergents, issus pour la majorité de la transformation d’hydrocarbures fossiles, a nécessité une quantité d’eau et d’énergie importante. Et même si les industriels sont parvenus à concentrer les principes actifs de leurs produits et donc à en diminuer les doses nécessaires, la composition chimique reste problématique : tensioactifs, solvants, agents de blanchiment, ammoniaque, sels, colorants, parfums,..

Heureusement, la législation européenne limite tant qu’elle peut cette contamination massive : elle a ainsi interdit l’utilisation des détergents dont les tensioactifs ne sont pas biodégradables au moins à 90% et certains pays comme la Belgique a interdit les phosphates dans les produits lessiviels en juillet 2002.

Le règlement 648/2004, relatif aux détergents impose désormais des tests de biodégradabilité (jusqu’à un certain seuil) ainsi que des essais d’écotoxicité.

De plus en plus de fabricants se tournent alors vers l’utilisation de tensioactifs d’origine végétale (ressources renouvelables) et/ou de très haute qualité écologique et des labels écologiques ont depuis été mis en place. Ainsi, on retrouve presque tous les produits de nettoyage sous des formes éco-friendly dans les magasins bio et de plus en plus dans les supermarchés.

Mais il existe une autre alternative pour nettoyer sans polluer, celle de fabriquer ses propres produits. Faciles et très économiques, ces recettes nous viennent souvent tout droit de nos grands-mères ! La vaisselle, le linge, les sols, le bois, les WC, les canalisations,.. : tout peut être entretenu « maison », sans impacts sur la santé et l’environnement !


Exemple du produit vaisselle :

Dans un flacon de 500 ml, ajouter dans l’ordre 1 cuillère à café bicarbonate de soude, 1 cuillère à soupe vinaigre blanc. La réaction avec le bicarbonate provoque un dégagement gazeux de CO2. Agiter en faisant tourner le flacon. Vous pouvez aussi remplacer le vinaigre par du jus de citron. Ajouter alors 1/5 (100 ml) de liquide vaisselle écologique. Remplir d’eau. Ajouter ½ jus de citron ou 15 à 20 gouttes d’huile essentielle de citron (facultatif). Agiter doucement.

Cette recette provient du guide de Raffa.


Vous y trouverez plein d’explications et de recettes de produits en tout genre pour nettoyer conscientisés !!